Marché BtoC vs marché BtoB

SOMMAIRE 

  1 – Le marché BtoB
  2 – Le marché BtoC

1 – Le marché BtoB

Le marché BtoB est très dense et très porteur. Il reste cependant difficile à évaluer en terme de chiffre d’affaires, en raison de l’importance et de la diversité des échanges générés par celui-ci. Cependant, il semble représenter selon l’Emarketer , près de 10 milliards d’euros en France et près de 200 milliards d’euros en Europe.

Selon le Tableau de Bord du Commerce Electronique , le marché inter-entreprises représente près de 90 % du chiffre d’affaires total du e-commerce. Ce qui n’est pas près de changer car les faiblesses du marché du commerce électronique se résorbent progressivement.

D’autre part, en Europe, les disparités entre la France et les autres pays de l’Union Européenne en terme de connexion, de présence en ligne, sont de plus en plus restreintes. En France, l’écart présent entre les entreprises de moins de 50 salariés et celles de plus de 50 salariés se dissipe peu à peu car les entreprises ont su capter les enjeux émergeant du BtoB.

Le marché du BtoB se développe, notamment dans les échanges de fournitures, de biens de nouvelles technologies. Néanmoins, les achats de matières premières ou de matériels spécifiques à la production de l’entreprise restent moins fréquents. Sans doute en raison des stratégies d’achat que suscitent ces derniers, telles que : la régularité ou la réactivité d’approvisionnement.
Toutefois, ce marché reste très prometteur en raison des opportunités qu’ils offrent et des possibilités de réussite de ce type d’activité. En effet, actuellement, il y a environ cinq fois plus d’entreprises qui achètent en ligne que d’entreprises qui vendent. C’est une part très importante qui reste encore à combler par les entreprises dans de nombreux secteurs.

Néanmoins, des obstacles freinent encore l’accroissement des échanges inter-entreprises. D’une part, l’importance d’un face à face pour les transactions entre entreprises qui est rendu impossible par le biais d’Internet. D’autre part, certains secteurs et bon nombre de leurs produits qui ne sont, à ce jour, pas encore présents en ligne. Enfin, il existe toujours des hésitations dûes à la sécurité et à la confidentialité des informations personnelles. Ces différents points sont autant de raisons qui limite, aujourd’hui, l’expansion du commerce électronique.

L’engouement des entreprises envers les nouvelles technologies est véhiculé par des objectifs variés et essentiellement stratégiques.
On peut tout d’abord distinguer la rationalisation du processus d’achat comme les suivis de commandes à distance ou encore les paiements en ligne exécutés dans l’optique de réduire les coûts d’acquisition et de revient.
Enfin, l’intégration de processus et le partage de compétences qui permettent de réaliser des gains de productivité considérable et de contribuer à la création de synergie constituent des enjeux non négligeables pour les entreprises.
 

2 – Le marché BtoC

Le marché BtoC subit une croissance régulière depuis quelques années. Celle-ci connaît une légère réduction depuis deux ans mais le chiffre d’affaires global augmente toujours.
Ce marché représente plus de 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en France selon Benchmark Group.

Il s’avère que ce marché correspond au tourisme et aux voyages pour 44%, aux produits de nouvelles technologies pour 14%, à l’alimentation pour 12% aux produits culturels pour 10% et à l’habillement pour 8%.

Les produits sont variés et les demandes des internautes ne cessent de croître. On voit par conséquent la quasi-totalité des grands groupes représentés sur le web par un site marchand, mais aussi de plus en plus de PME souhaitant soumettre tout ou partie de leurs produits à la vente en ligne.
La croissance du chiffre d’affaires du BtoC se révèle être plus lente que celle du BtoB. Très certainement, à cause des montants souvent élevés des transactions entre entreprises.

Pour l’entreprise, la vente en ligne aux particuliers nécessite la distinction de certains aspects propres à l’activité commerciale réalisée.
Dans un premier temps, la nature du produit définit les problématiques de vente. En effet, certains produits requièrent la mise en place d’une logistique complexe qui influera sur le coût de revient. Sur Internet, un produit peut être : un bien ou un service, numérisable ou physique, durable ou éphémère.

D’autre part, la personnalisation que rendent possible les entreprises pour les vêtements, les voyages, et beaucoup d’autres produits vendus sur le web permettent de conquérir de nouveaux marchés et fidéliser les clients qui ne trouveront pas de produits similaires dans le commerce traditionnel.
Par ailleurs, on peut distinguer différents types de transactions commerciales telles que la vente entre un acheteur et un vendeur, la vente entre un vendeur et plusieurs acheteurs comme pour les sites d’enchères et la vente entre un acheteur et plusieurs fournisseurs potentiels notamment pour les transactions réalisées via un assistant d’achat.

Il s’avère que pour des raisons essentiellement concurrentielles les internautes ont de plus en plus recours aux transactions multilatérales.
Enfin, la spécificité du produit va influer sur les transactions si celui-ci est un bien ou service rare ou exclusif à l’Internet comme les produits multimédias.

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Publié par : Guillaume Grimbert


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